Mitch, tu as découvert l'ultimate-frisbee en 1996, au lycée Notre-Dame (Fontenay-le-Comte) à l'heure du déjeuner, auprès de Pierrot et Plantou... Tu es, cette saison, le capitaine de l'équipe II des Jack'Suns. Huit ans sont passés.

Oui, entre temps, j'ai intégré le club fontenaisiene et participé aux championnats fédéraux dans l'équipe II, ainsi qu'à des tournois, comme ceux de l'Île de Ré et de Notre-Dame-de-Monts cette année.

Tu étais aussi l'année dernière dans l'équipe II qui a brillamment fini premier de la division III et a gagné son ticket pour la division II.

Oui, c'est vrai, je participais aux phases préliminaires et ai été très fier de l'équipe, de son succès...

Nous sommes aujourd'hui à Nantes pour la phase finale du championnat fédéral en salle -division II-. Notre équipe va tenter de se maintenir, suite à un premier week-end raté.

Lors des premières journées, j'ai éprouvé une grande frustration, parce que nous avions une équipe qui potentiellement pouvait espérer mieux. Mais notre manque d'expérience à ce niveau de la compétition et nos difficultés à construire un jeu collectif, nous ont placé en bas de tableau, avec le risque de redescendre la saison prochaine en division III. Le stress et la crispation nous ont submergé. Et si la phase préliminaire a été traumatisante, nous sentons aujourd'hui une envie de gagner libérée progressivement du stress. De plus, nous commençons à acquérir une meilleure confiance en nous et les joueurs ont par ailleur progressé individuellement. Il faudra cependant dépasser notre manque d'habitude de jouer ensemble, du, en partie, à l'absence aux entraînements de quelques joueurs tout au long de l'année (Ludo, Boris, Allan et Sylvain U.). Un gros effort devra porter sur le collectif de l'équipe II à l'avenir... Quelque soient les résultats à l'issue de ce week-end.

Et comment appréhendes-tu ton rôle de capitaine ?

C'est un rôle difficile : penser à l'équipe, au jeu collectif et rester lucide dans son propre jeu. Mais ce poste de capitaine me plaît ; même si j'ai beaucoup douté au début. Aujourd'hui, je suis plus tranquille et me mets moins de pression pour cette responsabilité. Je transmets, mais je sais aussi qu'on ne peut pas tout contrôler.

D'un point de vue personnel ?

Être capitaine n'est pas naturel pour moi. Je ne suis pas un leader dans l'âme. Mais cette position me permets de m'exprimer - ce que je ne fais pas toujours en dehors.

propos recueillis par Boris