Sous la houlette de Jean-Marc Bernard, les joueurs entrent sur la piste : moment capital pour le public qui révise les couleurs des drapeaux. Au son d'une musique rythmée, les athlètes entament un tour de terrain en portant fièrement la banderole de leur pays : certains s'essaient à faire rouler un disque sur la longueur, d'autres à marcher dessus. Enfin chaque équipe va s'asseoir sur la pelouse formant un arc de cercle face aux tribunes. Monsieur Remaud, Maire de Fontenay prononce son discours de bienvenue, traduit quasi en simultané par une jeune joueuse de l'équipe de France. Celui-ci est suivi d'un moment intense : chaque pays déclare, dans sa langue natale, le championnat ouvert.

Une Suite pour violoncelle de Jean-Sébastien Bach s'entend alors. Elle entraîne un ballet de danse sur échasses - symbolisant une partie d'ultimate féérique - qui clôture cette cérémonie tout en mouvement.

Samedi 23 août 2003, 18h30, place du Dauphin, rendez-vous est donné aux équipes pour le départ de la parade de l'euro2003. Béret bleu vissé sur la tête, deux portables - un pour chaque oreille ? - à portée de mains, Jean-Marc Bernard, coordinateur artistique de la manifestation, gère l'effervescence et clame de temps à autre : "Surtout, ne marchez pas sur les banderoles !"

Car détente et bonne humeur sont à l'honneur : les joueurs suisses font tinter leurs clarines, les espagnols esquissent quelques danses et les équipes, chacune dans sa langue d'origine, chantent. Au milieu de cette cacophonie joyeuse les fontenaisiens se mélangent et viennent discuter.

"Et lentement le convoi s'avance" : musique, chants, danses, couleurs, confettis. C'est une marche triomphale ouverte par les marionnettes à roulettes qui remonte la rue de la République. Les banderoles, oriflammes bleus et tee shirts colorés animent, l'espace d'un dernier rayon de soleil, la ville de Fontenay-le-Comte, étonné et ravie.

Françoise Gaborieau (23 août 2003)